Swile s’engage et met en place le congé second parent. Retour sur une mesure en faveur de l’égalité salariale.

Solène Cornec

Chez Swile, nous avons décidé d’actionner l’un des leviers phares en faveur de l’égalité femmes-hommes : le congé “second parent”. Une version plus moderne et plus adaptée à notre société du congé paternité.

Pourquoi cette décision ? Qu’est-ce que cela implique ? Quelles sont les conséquences ? On vous explique tout.

Le congé second parent, en quoi ça consiste ?

La loi actuelle et ses déséquilibres

Aujourd’hui à la naissance d’un enfant, la loi permet aux pères de prendre 11 jours de congés consécutifs (intégrant les week-ends) pour profiter de leur nouveau-né. Ce qui laisse à leur conjointe le soin de gérer la vie du foyer et aux concernés quelques jours à peine pour profiter de leur enfant, apprivoiser leur nouveau rôle et…changer de vie.

Ce que Swile propose

Pour prendre les devants sur la loi, nous avons décidé d’adapter le congé paternité de 11 jours en un congé second parent de 30 jours, ouvert à tout·e·s les Swilers (sans condition d’ancienneté) dès que sa partenaire donne naissance à un enfant ou dans le cadre d’une adoption. Une mesure plus inclusive et plus réaliste, donc.

Concrètement, ça donne quoi ?

  • Nous maintenons 100% du salaire, pour que la question financière ne soit pas un facteur déterminant dans la prise ou non de ce congé.
  • Nous permettons au second parent de s’absenter pendant une durée de 30 jours calendaires, quelque que soit le nombre d’enfants dans le foyer. Ces jours pourront être pris : de manière consécutive ou en deux fois maximum.
  • Dans un délai de 4 mois après la naissance de l’enfant.

Pourquoi c’est important ?

Aujourd’hui, 33 % des femmes choisissent de se mettre à temps partiel lors de la naissance d’un enfant ou peu après, et par conséquent gagnent… deux fois moins.

💡Pourquoi les femmes choisissent le temps partiel ? Lors de son congé maternité — puisqu’elle passe plus de temps à la maison — la femme prendra naturellement en charge la gestion du foyer et des enfants. Afin d’éviter la double journée, c’est en toute logique qu’elle finira par réduire son temps de travail. Tu m’étonnes Elton !

C’est une des explications factuelles de la différence salariale femmes-hommes qui s’élève en 2017 à 28,5 % et s’explique en grande partie par cette différence d’heures travaillées.

C’est à ce moment-là que le congé second parent devient un levier majeur dans la résolution des inégalités salariales. L’objectif ?Permettre à chacun·e de choisir le mode de vie qui lui convient et non celui qui s’impose.

Et d’ailleurs, chez Swile nous avons déjà plusieurs papas qui ont choisi le temps partiel. Effectivement nous proposons un aménagement de leur emploi du temps jusqu’à 6 mois après leur retour pour faciliter — et équilibrer — l’organisation du couple.

Swile s’engage

Cet avantage offert par Swile est l’un des premiers de la série sur le thème de l’égalité femmes-hommes. Un sujet qui est au coeur des problématiques de notre équipe “People Experience” (ou Ressources Humaines) pour une société plus juste et plus égalitaire à l’image des valeurs de Swile. Et ils n’en sont qu’à leur premier coup d’essai. 👏

Mais au fait, ça fonctionne ?

Cette mesure est-elle un idéal de société ou est-elle réellement mise en application par les désormais très célèbres “seconds parents” ? Laissons les chiffres parler d’eux-même.

Depuis la mise en place de cette mesure chez Swile, début avril, 80% des Swilers “second parent” ont déjà profité de ce congé. 💪🏻

Si le nombre de bébés arrivés dans l’équipe Swile en un temps record laisse penser que nous nous sommes donnés pour mission de repeupler la planète, il faut surtout noter que nos heureux “seconds parents” n’attendaient que ça. Preuve à l’appui ⬇

🍼 Témoignage

Pourquoi avoir choisi de réaliser le congé second parent ?

Tout d’abord pour passer du temps avec mon premier enfant, tout simplement.

Ensuite, pour épauler ma femme et prendre le relais durant les premières semaines qui ne sont pas faciles à gérer. Enfin, car je ne trouve vraiment pas normal que le congé paternité soit aussi court ! Si on avait voulu inscrire les inégalités femmes-homme dans le marbre, on n’aurait pas fait mieux qu’en limitant à 11 jours le temps passé avec son enfant après l’accouchement…

A-t-il été profitable ? Qu’en retenez-vous ?

Ce mois de congé avec mon bébé était une évidence dès le départ, et l’expérience a été plus qu’à la hauteur de mes espérances. Tout d’abord, parce qu’il m’a appris à m’occuper d’un enfant. Ensuite, car j’ai pu développer une vraie connection avec ma fille, à force de lui faire ses soins, de la bercer, de l’éveiller,… Enfin, parce qu’il m’a permis de prendre confiance en moi et de conforter mon rôle de papa auprès de ma femme qui a elle aussi entièrement confiance en moi.

Le referiez-vous ?

Sans l’ombre d’une hésitation ! Je ne comprends vraiment pas comment font les parents sans. A fortiori après avoir vécu ce mois à ne penser qu’à mon enfant, il me semble impensable de se contenter du congé paternité. La prochaine fois, je prendrai probablement plusieurs mois pour m’occuper au mieux de mon nouvel enfant sans délaisser mon premier…

Jérémie de Swile

Un essai transformé pour notre Team People, donc. 🏉

In fine

Sans vouloir en remettre une couche, tout semble indiquer que le congé second parent est une bonne idée. Au-delà de l’épanouissement des salariés, c’est un engagement sociétal considérable.

Si les entreprises se doivent de suivre les règles du marché et de la rentabilité, cela ne les empêche pas d’aller au-delà de leur responsabilité financière et économique. Comment ? En embrassant pleinement les convictions portées par les consommateurs et en adaptant une posture sociale. Tout en renforçant leur marque employeur, les dirigeants alignent leurs valeurs à celles de leur entreprise et agissent pour le bien commun. Un effort payant, donc.

Retrouvez toutes nos initiatives autour de la Responsabilité Sociétale dans notre livret.