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Pourquoi la culture d’entreprise est-elle à la mode ?

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Depuis quelques mois, impossible d’échapper à la célèbre culture d’entreprise. Dans un contexte de chasse aux talents, on en fait un argument de recrutement, notamment à travers les entretiens de culture fit. En interne, on s’en sert pour souder les équipes. Et parfois, il faut bien l’avouer, on s’y perd un peu. Enquête sur celle qui navigue entre concept structurant et nouveau buzzword corporate.

À l’origine, la notion de culture d’entreprise définit tout ce qui, dans l’entreprise, ne relève pas des règles officielles : le non-dit, les habitudes, l’appartenance à une entité, etc… Jusqu’à aujourd’hui. En 2022, à la manière de l’engagement pour l’environnement, qui, en se généralisant, tend parfois vers le greenwashing, la culture d’entreprise est passée de sujet d’étude à slogan publicitaire.

Ça s’en va et ça revient

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, cette notion n’est pas une nouvelle venue puisqu’on la doit à Elliott Jacques, en 1952. Sociologue, il définit la culture comme « le mode de pensée et d’action de l’entreprise, plus ou moins partagé, devant être appris et accepté ». Depuis, il faut bien le dire, la chose était restée cantonnée aux manuels de sociologie des organisations. 

Loin de céder aux sirènes du « c’était mieux avant », on note simplement que la notion de culture d’entreprise a évolué au fil du temps. Dans les années 80, les théories du management, qui avaient le vent en poupe, se sont emparées du sujet pour en faire un outil de pilotage. Plus récemment, avec notamment l’émergence du bien-être au travail, des méthodes agiles, et l’avènement de la communication à tout crin, on observe un recentrage autour de sujets plus restreints : pratiques, rituels, évènements, etc… Autant de moments collectifs qui, s’ils ont bien à voir avec la culture, n’en représentent qu’une partie.

En fait, on ne peut pas parler de culture sans parler de singularité. Une culture s’inscrit dans une trajectoire, un passé commun et compris par tous, et surtout une vision. Autrement dit, la généralisation de la tendance “culture d’entreprise” est à l’opposé de ce qu’elle est réellement. En s’appropriant des éléments mainstream, des courants, des modes pour se créer une culture, certaines entreprises font fausse route. La tendance les pousse à l’uniformité, quand la culture d’entreprise nécessite une trajectoire singulière.

Trop de contrôle tue la culture d’entreprise

Autre écueil : ne pas voir que derrière la question de la culture se pose celle du cadre. À tout vouloir définir, compter, mesurer, on en oublierait presque que l’entreprise est une structure qui a autant besoin d’organisation que de désorganisation. La culture d’entreprise peut être contrôlée, encadrée, autorisée, mais si elle n’est pas également chaotique, elle ne prendra pas. Elle est un socle mouvant, pas une loi gravée dans le marbre. Autrement dit : comme un musicien a besoin de maîtriser le solfège pour mieux improviser, elle doit avoir des bases acceptées par tous pour ensuite évoluer au rythme de la vie de l’entreprise – mais sans être remise en cause par des effets de mode.

Alors, sur quoi vous appuyer au moment de définir votre culture ? Aujourd’hui encore, plusieurs courants d’idées cohabitent. Pour vous, nous avons cependant isolé 5 piliers qui font consensus au moment de se lancer :

  • L’histoire de votre structure,
  • Sa vision,
  • Ses valeurs,
  • Ses rites,
  • Ses symboles.

Plus qu’une liste de cases à cocher, ces éléments peuvent être un point de départ pour créer une singularité, une différence. Un moyen d’éviter que votre culture d’entreprise ne ressemble à toutes les autres…

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